
Je me souviens, c’était en juin, l’année du bac (1971). Je passais un concours d’entrée en classe prépa (P1) préalable à des études pour devenir prof d’EPS. J’étais sur mes terres, le stade était mon jardin. Au moment du test de lancer du poids, j’étais en pleine conscience de mes moyens et de ma technique. Je rentre dans le cercle, … deux ou trois concurrents (nous sommes en concurrence pour l’une des 20 places de la promo) se mettent à rigoler en voyant mes mollets de coq et mon poids du moment, 59 kg tout mouillé. Je lance le poids et égale mon record de la saison, au bon moment.
SILENCE.
Ce qu’ils ne savaient pas, c’est qu’à côté du demi-fond (long) depuis l’âge de 15 je lançais le poids régulièrement dans le jardin de mes parents, ainsi que le disque et le javelot dans un pré derrière la ferme. Tout cela dépendait de moi, avait dépendu de moi.
Finalement, je serai pris et intégrerai la classe prépa. C’était en 1971, l’année du bac, passé la même année, dans la même section et avec la même mention qu’un certain François Hollande. Lui est devenu Président, moi pas. Allez savoir pourquoi?
Dans mon milieu professionnel, on me reconnait l’art de la synthèse, du résumé qui compte. Ici, pas possible de résumer le livre. Il y a bien deux ou trois traits de structure que j’ai relevés, mais vous en parler ne vous apportera rien, sauf si vous avez l’intention d’écrire un livre, sauf si vous êtes un champion qui voudrait écrire ses mémoires, auquel cas, Philippe Kroiss est vraiment l’homme qu’il vous faut. Naturellement, il parle le français et aussi l’anglais et l’allemand comme vous et moi.
Si résumer le livre est impossible, il y a un chapitre où l’auteur nous révèle pratiquement tout ce qui a compté pour lui. Je vais donc vous le traduire.
NE T’ATTENDS PAS À DE LA RECONNAISSANCE DANS LE SPORT DE HAUT NIVEAU
30 ENSEIGNEMENTS SUR LA FORCE MENTALE
Pendant 20 ans, j’ai étudié la force mentale dans le sport. Voici en bref mes 30 enseignements les plus importants :
1. Fixe–toi 3 objectifs d’entraînement.
2. Tiens un journal de tes réussites.
3. Il est normal d’avoir des doutes.
4. Fais appel à un coach mental.
5. Ça ne sert à rien de refouler ses peurs.
6. Ne ramène pas ton sport à la maison.
7. L’acceptation est la première étape, et la plus importante.
8. Ne t’attends pas à de la gratitude dans le sport de haut niveau.
9. Une bonne respiration est la solution miracle numéro un.
10. Tu peux aussi t’entraîner mentalement.
11. La méditation change ta perception de tes problèmes.
12. Non, tu n’es pas trop « mou » pour le sport de haut niveau.
13. Seuls échouent ceux qui ne tirent aucune leçon de leurs défaites.
14. Le « toi contre toi » est bien plus important que le « toi contre eux ».
15. Tu n’es pas un sportif, tu es toi-même et tu pratiques un sport.
16. Une blessure est rarement due uniquement à un surmenage physique.
17. Les routines t’aident à entrer dans l’état de « flow ».
18. Tu n’as pas besoin de jouer de manière agressive pour être un bon joueur.
19. L’important, c’est d’être une bonne personne, pas un bon sportif.
20. Même les personnes sensibles peuvent être d’excellents athlètes.
21. Concentre-toi sur les choses que tu peux contrôler.
22. Avant de te coucher, note trois actions positives liées à l’entraînement.
23. La façon dont tu te parles détermine la victoire ou la défaite.
24. Peu importe à quel point tu es parfait, certains diront toujours du mal de toi.
25. Apprends à considérer les erreurs comme des leçons, et elles ne pourront plus t’atteindre.
26. Apprends à connaître ta personnalité et tu flotteras en toute sérénité dans le monde du sport.
27. Même si tu commences mal, tu peux toujours faire un bon match.
28. Ce ne sont pas les succès qui rendent heureux. Celui qui est heureux récolte le succès comme un effet secondaire.
29. Les meilleurs ne jouent pas sans peur, ils savent comment performer AVEC la peur.
30. Maîtrise la relation joueur-entraîneur si tu veux devenir exceptionnel.
Le livre (lien pour l’acheter sur Amazon)
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